Bien plus de l’artiste est à découvrir en suivant ces échanges si intéressants qui vous sont ici proposés.

Achacun de ses pas engagés dans le champ de sa carrière musicale, Aimé Nkanu a eu tendance à rechercher encore et encore l’excellence et le professionnalisme.  Et au fil des années, il en est résulté des fruits qui ont emballé un public nombreux, des chants que d’aucuns se sont d’ailleurs appropriés en différentes circonstances. « Je dois partir », « Histoire d’amour », « Devant ta face », « Mon cœur, ta demeure », « Parfum » ainsi que tant d’autres font partie de ces œuvres qui font le poids aujourd’hui de son actif dans le gospel africain.

Dans sa course, Aimé Nkanu, ce pèlerin missionnaire évangélique de tout le temps a pu s’arrêter un moment pour rencontrer l’équipe de « Dites-nous » et répondre à leurs questions avec un cœur largement ouvert.  Bien plus de l’artiste est donc à découvrir en suivant ces échanges si intéressants qui vous sont ici proposés.

L’EXCELLENCE, LA SINCERITE ET LA TIMIDITE…


Bonjour! Un talent confirmé et une carrière musicale bien menée, mais comment répondriez-vous à la question de savoir qui est réellement Aimé Nkanu ?
Bonjour! Je suis l’artiste musicien chrétien, adorateur, coordonnateur du groupe Amina Gospel.  Je suis détenteur d’un diplôme en théologie et ingénieur en économie de développement et gestion des projets.

Trois mots qui vous caractérisent le mieux ?
L’excellence, la sincérité et la timidité…

Aimé NKANU, a-t-il passé son enfance dans l’église ou il a plutôt découvert l’église après ? Et comment s’est faite sa conversion ?
Né d’une famille chrétienne, les parents m’envoient déjà à l’école de dimanche dès le bas âge.  Mais un adolescent rebelle jusqu’à ce que je donne ma vie à Jésus-Christ très tôt et me mette à servir le Seigneur jusqu’aujourd’hui.

Comment pouvez-vous décrire votre parcours musical en quelques mots ?
Tout petit à la chorale de l’Ecodim, puis une chorale de jeunes toujours à l’Eglise protestante.  David Tsatsa, mon mentor voyage aux USA et me laisse dans le Groupe des chérubins où je vais évoluer avec Runo Mvumbi, Moyo aujourd’hui, Joël Bumba, Malakozi, Timothée Mutubukulu…  En 1994, j’enregistre mon tout premier album « Lolenge ya Klisto », puis « Je t’offre mon cœur » avec Joël Bumba, puis « Je dois partir » qui va me sortir de l’anonymat.

DANS MON MINISTERE, MON OBJET PREMIER EST DE RAMENER LE PEUPLE DANS LA PRESENCE DE DIEU…

La ressemblance de votre voix avec celle de Carlyto Lassa a beaucoup frappé le public à vos débuts.  Qu’en dites-vous personnellement ?
Il arrive par pur hasard que deux personnes se ressemblent. Carlyto et moi, nous nous ressemblons par nos voix. Mais je dirai que je ne suis même pas à dix pour cent de Carlyto car c’est un chanteur par excellence et un don de Dieu pour notre pays. Sa conversion était parmi les plus grandes et bonnes nouvelles que j’ai apprises dans ma vie. C’est dommage que l’église jusque-là n’a pas pu l’exploiter au maximum comme arme pour bénir les âmes par sa voix.  Les chrétiens n’ont pas pu mettre des moyens qu’il faut pour que sa voix soit une réelle bénédiction pour l’Eglise corps du Christ.

Lequel est l’objectif premier de Aimé Nkanu dans son ministère de la louange ?
Dans mon ministère, mon objet premier, c’est de ramener le peuple dans la présence de Dieu, de gagner les âmes par ma chanson.  Et puisque la musique adoucit les mœurs, c’est donc d’atteindre l’homme dans toutes ses dimensions par la musique.

Laisser quelqu’un d’autre écrire une chanson pour eux n’est pas dans la culture des chantres congolais qui préfèrent faire tout eux-mêmes (écriture, composition, arrangement). Ne passent-ils pas ainsi à côté d’un plus qui pouvait aussi relever leur rendement ?
Je suis bien d’accord avec vous.  Je pense que la baisse de performance aujourd’hui dans la musique en général dans notre pays est due à l’égoïsme dont vous faites allusion.  On ne peut pas faire tout soi-même.  Nous assistons à une multiplication d’artistes, de très bons chanteurs mais qui malheureusement n’ont pas de bons arrangeurs exigeants, ni de compositeurs qui ont un vrai talent, qui te font un texte parfait, car pour moi dans la musique chrétienne, c’est tout d’abord le texte.

MA RELATION AVEC LE SEIGNEUR EST UNE RELATION D’AMOUR.  ELLE PASSE PARFOIS PAR DES TURBULENCES COMME DANS TOUT AMOUR…


Est-ce facile pour un chantre de l’Eternel de percer et de ne vivre que de la musique chrétienne ?

Il est impossible de nos jours de ne vivre que de la musique chrétienne du moins pour l’Afrique et les pays francophones.  C’est plutôt les anglophones qui arrivent à se démarquer un peu vu les structures de base.  Il y a les lusophones qui montent avec les brésiliens.  Nous avons encore des efforts à fournir.  D’où, il faut absolument avoir d’autres activités à côté.

Dites-nous! Quelles sont les rencontres qui ont eu un impact considérable sur votre carrière ?
Il y a d’abord David Tsatsa, mon tout premier mentor dont je vous ai parlé.  Il y a Mombaya.  Il y a mon pasteur Roland Dalo.  Il y a Antoine Katoto de Kin Express.  Il y a aussi Yannick Messu, le producteur qui m’a fait faire ma première tournée en Europe et tant d’autres.  Je ne pourrai pas citer tout le monde.  Ils sont tellement nombreux.

Et la chanson préférée de votre répertoire ?  Pourquoi ce choix ?
J’aime toutes les chansons que Dieu m’a inspirées.  Chacune a une histoire selon la circonstance car comme David, je chante ce que je vis et je vis ce que je chante. Néanmoins, il y a des chants qui m’ont marqué personnellement et ça reste mon intimité.

Comment décririez-vous votre relation personnelle avec le Seigneur Jésus-Christ ?
Ma relation avec le Seigneur est une relation d’amour.  C’est Lui qui m’a abordé en premier et il m’a choisi depuis le ventre de ma mère.  Cette relation parfois passe par des turbulences comme dans tout amour.  A la seule différence, Lui ne m’abandonne jamais et je n’ai nulle part où aller en dehors de Lui.  C’est mon seul vrai amour.  Jour après jour, je travaille pour rester en intimité permanente avec Lui.  Je vais Le chercher dans des retraites de prières quand je sens qu’on s’éloigne.

Vous avez accumulé beaucoup de formations en théologie.  Vous apprêtez-vous à répondre à un appel pastoral que vous ressentez peut-être déjà ?
Mes diplômes sont avant tout pour mon développement personnel et ça m’a beaucoup aidé. L’appel, on l’a ressenti depuis le temps.  Mais je me dis toujours être incapable d’être à la hauteur.  Vous savez, c’est d’une grande responsabilité que d’être pasteur.  Du moins, si on veut en être sérieux.  Et beaucoup de circonstances de la vie m’éloignaient du but à chaque fois. Mais, je crois qu’on y est rapproché le plus possible.

CE NE SONT PAS DES DIFFICULTES QUI M’ARRETERONT…


Dites-nous, Aimé Nkanu! Rencontrez-vous aussi des difficultés dans la coordination de votre groupe AMINA? Comment les résolvez-vous s’il en existe ?
Comme dans toute organisation, nous rencontrons beaucoup de problèmes.  Plusieurs fois, je me suis retrouvé face à des situations où j’étais prêt à abandonner mais Dieu lui-même se révélait par le Saint-Esprit pour me rappeler que c’est Lui qui m’avait appelé et m’a choisi. D’où, l’une de mes chansons « Capitaine » : Ma vie sur la terre comme un bateau dans la mer… S’il tourne à gauche, je vais à gauche, à droite, je vais à droite. Peu importe ce que j’aurais voulu, je ferai sa volonté, et qu’importe ce que les gens diront, je ferai sa volonté.  Comme quoi les difficultés endogènes comme exogènes par rapport au ministère ne pourront jamais m’arrêter.  Je renchéris dans l’une des chansons de mon prochain album « 7 : SEPT », je dis « Aussi longtemps que je vivrai, jusqu’au dernier souffle, je chanterai pour toi, mon roi ».  Ce ne sont donc pas des difficultés qui m’arrêteront.

Que diriez-vous de l’Association des Musiciens Chrétiens Congolais ? Quel est votre implication dans cette structure aujourd’hui ?
AMCC est comme le syndicat des artistes chrétiens.  Et un point de rencontre de tous les chantres sauf évidemment pour des raisons personnelles, certains ont soit refusé d’adhérer ou se sont retirés. Mon souhait était de voir tout le monde membre.  Nous en sommes actuellement en pourparlers avec le ministère de la santé afin d’obtenir le soin de santé gratuit pour les artistes et leurs conjoints.  Et ma fondation « Hope and Smile » s’active pour venir en aide aux enfants d’artistes en difficultés.

Avez-vous des projets qui vous tiennent à cœur pour le moment ?
Oui, beaucoup que je dévoilerai au moment opportun.  La Bible dit dans Proverbes 19 :21 : Il y a dans le cœur de l’homme beaucoup de projets, mais, c’est le dessein de l’Eternel qui s’accomplit.

Comment peut-on vous joindre pour toute question professionnelle ?
Pour me joindre, écrivez : Aimé NKANU – B.P.1112  Kin 1 – Kinshasa/Gombe
E-mail : fondation@aimenkanu.org
WhatsApp : 00243818877766

Votre message pour la fin ?
Je vous remercie et remercie aussi tous ceux qui se sont donnés la peine de nous suivre ; ceux qui nous soutiennent de loin ou de près, ma famille ainsi que les musiciens du Groupe Amina. Que puisse le très haut bénir l’initiative du Gospel Center Jehoway !  Soyez bénis !

Nos portes sont grandement ouvertes pour recevoir toute actualité de votre part, n’hésitez donc pas à nous en  faire part. Merci et à très bientôt sur JEHOWAY TV pour d’autres  émissions nous l’espérons, toujours au service du Seigneur JESUS-CHRIST.

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